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Test : La-Mulana 1&2

Caractéristiques du jeu

  • Catégorie(s) : Aventure, Action, Plateformes, Casse-tête
  •  Editeur(s) : NIS America
  • Développeurs(s) : Nigoro
  •  Voix : NA
  • Sous-Titres : Anglais
  • Date de sortie : 20/03/2020
  • Joueur(s) : 1
  • Taille : 2481,00 MB pour La Mulana 1, 2414,00 MB pour le 2
  • Classe d’âge : 12 ans

Si vous cherchez un jeu très punitif dans la lignée des jeux d’antan, la série des La-Mulana est faite pour vous ! C’est une licence qui a su prendre des risques dans la difficulté de son gameplay, mais qui s’inscrit parfaitement dans la lignée des jeux modernes grâce au challenge qu’elle propose. Nous avons de la chance, la Switch bénéficie des deux titres La-Mulana en même temps, alors n’attendons pas une seconde plus, et plongeons dans leur univers ! Nous allons traiter des deux opus de La-Mulana en même temps dans ce test, on va donc essayer de faire honneur à tous les éléments qu’ils proposent à eux deux sans trop vous gâcher le plaisir de la découverte !

En ce qui concerne le scénario, La-Mulana 1 & 2 font un travail considérable en termes de world building, de création de personnages, de secrets, de mythes et bien d’autres choses. Dès qu’on a la manette en main, on ne peut s’empêcher de s’investir à fond dans l’histoire qui se déroule sous nos yeux, mais également dans les nombreuses histoires parallèles mêlant un grand nombre de personnages tous plus détaillés les uns que les autres. En bref, les deux jeux narrent l’histoire de deux archéologues (mais ceux qui ressemblent plus à Indiana Jones qu’à Champollion) en quête d’un grand secret, que ce soit la découverte d’un trésor ou pour découvrir ce qui est arrivé à son paternel. Ainsi, dans La-Mulana 1, on incarne le grand archéologue Lemeza Kosugi qui doit percer les secrets de La-Mulana, un temple sacré, à la recherche d’un fabuleux trésor. Dans le deuxième opus, on prend les traits de sa fille, Lumisa Kosugi, qui cette fois est à la recherche de son père disparu. Dans chaque jeu, il est primordial de retourner ciel et terre pour découvrir toutes sortes de choses, et l’histoire est si profonde et compliquée qu’il est très important de lire tout ce que le jeu nous apporte en termes de texte, car si l’on rate ou lit trop vite une note, ou si l’on évite un personnage, on peut vite se retrouver coincé, tant les indices pour avancer sont disséminés dans les moindres recoins du jeu. Le monde de La-Mulana est vaste et riche, alors si vous n’appréciez guère prendre le temps de découvrir un jeu par les textes qu’il nous demande de lire, mieux vaut passer votre chemin. À l’inverse, pour les fans d’un lore sans fin, vous avez frappé à la bonne porte !

La-Mulana 1 & 2 sont un habile mélange de genres : ce sont des jeux d’action et d’aventure en 2D, mais également des jeux de plateformes, des metroidvania et des puzzle games. Quand on a un tel cocktail, on peut douter de la capacité d’un jeu à cumuler vraiment tous ces aspects, mais La-Mulana y parvient avec brio, et la licence est véritablement géniale.

Au début, c’est assez simple, le jeu nous donne même une sorte de mini tutoriel pour apprendre à surmonter les obstacles et vaincre les ennemis, et si vous respectez bien le fait de parler à tous les personnages, il y a peu de chance d’être perdu avant d’affronter vos premiers défis. Et préparez-vous, puisque dès les premiers challenges le jeu ne va pas vous laisser une minute de répit ! Maintenant que la partie découverte est terminée, La-Mulana vous laisse seul avec vous-mêmes, et il va falloir comprendre le reste des mécaniques qui vont vous être utiles tout au long de l’aventure sur le tas. Vos premières rencontres avec de nombreux ennemis seront une vraie épreuve du feu, et vous risquez bien de vous mordre les doigts à tomber inlassablement dans le même piège, mais c’est là qu’est la force de La-Mulana, comme dans les vieux jeux, c’est en mourant, en mourant, et en mourant encore qu’on apprend. Comme dit plus haut, il va aussi falloir récolter de nombreux indices pour avancer dans l’aventure, et résoudre des puzzles qui vous bloqueront la route, mais pas d’inquiétude, après quelques heures de jeu, cela sera devenu une vraie routine. Bien évidemment, le flot d’informations que le jeu nous lâche à la figure peut être déroutant au début, mais c’est aussi sa force, ce qui donne l’envie de plonger dans ses méandres sans vraiment savoir ce que l’on est en train de faire, avant de se retrouver face à un boss retors. Et ces boss, ils vont vous en faire baver ! Chaque combat de boss est aussi épique que douloureux, il y a 10 gardiens à vaincre dans chaque jeu, et ils sont tous extrêmement massifs à l’écran. Pour vous préparer à ces luttes acharnées, les jeux vous laissent habilement vous faire la main sur des mini boss au travers de la carte, si bien que même lorsque La-Mulana vous a lâché la main après les 20 minutes d’intro, la licence vous encourage tout de même tout au long de l’aventure. Une fois que vous serez venus à bout des colosses, vous serez alors emplis de fierté, et ceux-ci vous laisseront des items vous permettant d’accéder aux parties suivantes des jeux. 

Très tôt dans le jeu, si vous faites bien attention, vous pourrez recevoir le Saint Graal qui vous permet de vous téléporter à n’importe quel point de sauvegarde déjà rencontré, et plus vous progresserez, plus le jeu vous récompensera avec des objets qui ont une utilité dans les niveaux précédents, alors si vous avez une âme de collectionneur ou si vous n’êtes satisfaits qu’en terminant un jeu à 100%, vous ne pouvez pas passer à côté de cette option !

Le seul bémol de La-Mulana est sa gestion des sauts, et comme les jeux présentent un aspect platformer, c’est assez problématique. Bien souvent, vous devez faire des sauts très précis, mais vous pouvez modifier votre position en l’air uniquement si vous avez commencé à sauter en étant en mouvement, ce qui peut être très frustrant et complètement contre-intuitif lorsqu’on a l’habitude de jouer à Mario ou à ses innombrables clones. Quand on ne maîtrise pas encore cette curieuse mécanique, le jeu paraît souvent injuste, mais fort heureusement, les checkpoints sont assez nombreux pour ne pas se faire avoir en sautant d’un ravin et en devant tout recommencer. 

En termes d’audio, les musiques de La-Mulana sont fantastiques, chaque zone semble unique et la bande son y est pour beaucoup. Les effets sonores sont également très convaincants, chaque monstre a un son différent, et même un grognement qui leur est propre ! Et tout comme dans les Zelda, la découverte d’un objet ou l’ouverture d’un trésor s’accompagne d’une petite mélodie très satisfaisante, un autre très bon point ! Au niveau des graphismes, les deux jeux La-Mulana s’inspirent de l’ère Super Nintendo, jusqu’au point où l’écran est découpé des deux côtés par des barres latérales pour donner un effet plus old-school encore, et même si l’on aurait pu préférer un écran de jeu plus vaste, il est appréciable de ressentir ce côté retour aux sources. La création artistique des personnages, des monstres et des boss est également maîtrisée, et les PNJ avec lesquels on discute ont une image fixe plus réaliste à côté du texte qu’ils énoncent, ce qui permet de mettre une tête plus claire sur ces pixels.

Pour la durée de vie, comptez entre 12 et 14h pour le premier opus, voire même jusqu’à 50h pour les 100%, alors que La-Mulana 2 compte au minimum 50h de jeu, et jusqu’à 80 pour une victoire totale. Ne vous inquiétez donc pas, avec ces deux jeux-là, vous en aurez pour un moment !

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En bref

Avantages

  • Gameplay efficace et challenges ardus
  • Style très old-school
  • Scénario très travaillé
  • Très bonne durée de vie

Défauts

  • Mécanique de sauts difficile à prendre en mains
Notre Note :
4/5