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Test : 1971 Project Helios sur Switch

Caractéristiques du jeu

  • Catégorie(s) : Stratégie, Tactique, Tour par tour
  •  Editeur(s) : Reco Technology S.L
  • Développeurs(s)Reco Technology S.L
  •  Voix : N/A
  • Sous-Titres
  • Allemand, Anglais, Espagnol, Français, ItalienDate de sortie :
  • Joueur(s) : 1 Joueur
  • Taille : 2001,00 MB
  • Classe d’âge : 16+

Au beau milieu d’une région recouverte de glace, Hanna et Émile doivent se frayer un chemin entre froid et ennemis enragés. Leur mission est de rapporter un mystérieux colis se trouvant dans un camion porté disparu. Cependant, une fois, le véhicule retrouvé, le frère et la sœur vont avoir trois mauvaises surprises. Premièrement, le camion a été attaqué. Deuxièmement, celui-ci est bien évidemment vide de tout chargement et pour enfoncer le clou, il porte sur son flan le sigle de l’horrible Butch. Hanna et Émile décident alors de rentrer chez eux pour évaluer la situation à tête reposée. Malheureusement pour eux, leur ennemi les y attend et a pris la femme et les enfants d’Émile en otages. Butch leur apprend alors que le colis en question n’est autre qu’une scientifique du nom de Margaret Blythe et qu’il ne rendra la liberté à la famille d’Émile que si sa sœur et lui la lui rapportent au plus vite.

Comme souvent, commençons cet article en parlant du scénario de 1971 Project Helios. Dès les premières minutes, le titre annonce la couleur en nous proposant une histoire volontairement floue. En effet, nous nous retrouvons catapultés dans une région quasi arctique et savons seulement que nous devons retrouver un camion et surtout le précieux colis qu’il renferme. Nous découvrons alors les premiers antagonistes du jeu, les Scavengers, des ennemis qui nous attaquent sans beaucoup plus d’explications. Toute la structure narrative du soft a été construite sur ce principe de micro informations. D’ailleurs, l’un des challenges de 1971 Project Helios est de retrouver les documents, nous en apprenant plus sur l’histoire, disséminés un peu partout dans les maps. Cependant, si, du fait de ce parti pris, l’histoire peine à démarrer, elle n’en est pas moins intéressante. 

1971 Project Helios nous propose un subtil mélange de Command & Conquer (le fulgor qui sert ici d’énergie rappel incontestablement le désormais célèbre Tibérium), de scénarios post-apocalyptiques du genre de celui de Mad Max, par exemple  avec une petite pointe de steampunk. Cependant, si la promesse est belle, les trop nombreuses longueurs du scénario risquent d’user la curiosité de certains joueurs qui préféreront alors délaisser le soft. Un constat d’autant plus dommage que les twists de fin (puisque certains choix du joueur pourront directement influencer le sort réservé à nos héros) sont assez bien trouvés. 

Ceci étant dit, passons au gameplay du jeu. Les développeurs de chez Reco Technology nous offre, avec 1971 Project Helios, une prise en main assez intuitive puisque très old school. Que cela soit dans les phases d’exploration ou de combat, tout est réduit au strict minimum. Dans le premier cas, vous prendrez en main un personnage qui va de ce fait guider tous les autres. Là vous n’aurez qu’à utiliser le stick gauche pour vous déplacer et le droit pour gérer la caméra (assez capricieuse). Seul le bouton A vous servira à de rares occasions pour récupérer les fameux documents cachés dans les décors. Pour les phases de combat, c’est à peine plus compliqué puisqu’il vous suffira de changer de personnage avec L ou R, choisir l’action qu’il devra accomplir avec ZL et ZR et confirmer tout cela avec A. Seul (gros) défaut de cette partie du soft, de trop nombreux angles morts et cela même en déplaçant la caméra dans tous les sens avec le stick droit. Un détail d’autant plus rageant que le mode nomade de la switch réduit fortement la visibilité sur les champs de bataille.

À cet aspect purement tactique vient s’ajouter un côté RPG avec la possibilité de customiser les attaques de nos héros. Pour cela, il suffit de trouver des objets qu’il faudra ajouter à l’arborescence d’un personnage pour qu’il apprenne une nouvelle tactique de combat. Seulement, attention chaque personnage ne dispose que de quatre cases de compétences, il vous faudra donc bien équilibrer vos équipes entre personnages spécialisés dans le corps à corps et ceux dignes des meilleurs snipers. De plus, l’arrivée en cours de partie du fameux fulgor apporte une autre dimension au jeu.  En effet, vous pourrez utiliser le pouvoir de ce précieux matériaux pour soigner, booster et même faire revivre vos personnages. Bien entendu, celui-ci sera rationné et vous devrez trouver de quoi remplir votre réserve en explorant le monde qui vous entoure. Enfin, à chaque fin de mission vous retournerez à votre campement où vous pourrez lire des conversations (plus ou moins intéressantes) faisant avancer (ou non) l’intrigue générale du jeu. 

Pour finir, la bande-originale du jeu est assez inégale. En effet, si les musiques, quasi philharmoniques, qui servent d’ambiance aux phases d’exploration apportent une ambiance très mystérieuse, celles des phases de combat (plutôt electro) sont vraiment pénibles. 

Galerie D'images

1971 Project Helios est un jeu très prenant, même si certains joueurs regretteront l’avidité avec laquelle les développeurs nous livrent les informations. Côté gameplay même constat mitigé puisque les bonnes idées foisonnent autant que les mauvaises. Et que dire de cette satanée caméra qui n’est jamais fichue de se placer au bon endroit ? Pour conclure, ce soft fera passer un excellent moment à certains tandis qu’il laissera de glace les autres. 

Ce test de 1971 Project Helios sur Nintendo Switch a été réalisé à partir d’une version offerte par l’éditeur.

En bref

Avantages

  • Une intrigue bien ficelée aux fins multiples
  • Des musiques mélodiques apportant une ambiance mystérieuse
  • Une prise en main enfantine

Défauts

  • Une caméra qui va en rendre fou plus d’un
  • Des musiques stressantes en mode combat
  • Des graphismes fouillis en mode nomade 
Notre Note :
3.5/5