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Test : Harvest Moon : Un Monde à Cultiver sur Nintendo Switch

Caractéristiques du jeu

  • Sous-Titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français
  • Date de sortie : 05/03/2021
  • Joueur(s) : 1
  • Taille : 1265,00 Mo
  • Classe d’âge : PEGI 3

Apparue pour la première fois en 1996 sur Super Nintendo, la série Harvest Moon a su s’implanter dans le paysage vidéoludique. Dans ces jeux, vous découvrez les bonheurs de gérer une ferme, ses animaux et ses cultures. Pour son arrivée sur Nintendo Switch, Harvest Moon : Un Monde à Cultiver propose un univers dans lequel le pouvoir de la Déesse des récoltes s’est tari, si bien que la perspective de manger autre chose que des pommes de terre relève de la fiction. Votre avatar aura pour objectif de rassembler les six Médaillons disséminés dans le monde afin de réveiller la Déesse des récoltes et redonner au monde toute la richesse de ses cultures.


À l’assaut d’un monde sans culture

Pour mener votre tâche à bien, vous allez devoir quitter le cocon familial et partir aux quatre coins du monde. Dans un jeu où habituellement vous faites prospérer votre ferme et ses structures à un seul endroit, vous voilà bien dépaysé si vous êtes un habitué. Harvest Moon : Un Monde à Cultiver offre une approche plus nomade, en particulier grâce à la ferme portative dont vous serez doté dès le début de l’aventure (on n’arrête pas le progrès).

Votre jeune avatar ira donc de village en village, posant bagage proche de champs désolés et leur redonnant vie tout en venant en aide aux villageois. En effet, l’aventure se découpe en plusieurs petits scénarios qu’il conviendra de compléter pour éveiller le lutin du coin qui vous remettra le Médaillon tant recherché.

Ce qui est cependant appréciable, c’est que passé Calisson, le premier village qui fait finalement office de tutoriel, vous êtes plus ou moins libre d’appréhender le monde dans l’ordre que vous désirez. Vous préférez faire un tour au bord de la mer ? Les habitants de Halo Halo vous accueilleront les bras ouverts. Plutôt adepte de zones montagneuses proches d’un volcan ? Le village désolé de Lebkuchen semble en détresse. Chacune des destinations vous permettra de rencontrer des personnages hauts en couleur, de nouveaux biomes et les plantes typiques de la région.

Le paradis de Parmentier

Maintenant que nous avons expliqué le déroulé global, attardons nous sur le cœur du gameplay. Le jeu se déroule en temps réel. Vos journées sont donc rythmées par l’horloge, d’autant plus que certains villageois ou certains feux follets (unique moyen d’obtenir des graines) n’apparaissent qu’à certaines heures. L’arrivée dans un nouveau village se suit en général d’une phase d’exploration des environs. Quel animal à apprivoiser apparaît ? Quelles sont les plantes que vous pouvez cultiver dans ce biome ? Où et quand apparaissent les lutins qui vous distribuent les graines si importantes à ce monde ? Beaucoup d’aller-retour en perspective d’autant plus que votre jauge d’endurance décroît à vue d’œil, même simplement en courant. Et pour ne pas s’évanouir, deux solutions : manger quelque chose ou aller se coucher pour terminer la journée.

Progressivement, une routine se dessine, avec des débuts très peu palpitants durant lesquels on attendra que les jours passent pour que des herbes poussent pour avancer dans la quête principale. Pas très passionnant n’est-ce pas ? Rassurez-vous, les cultures vont s’étendre et les activités qui occupent vos journées ne feront que se multiplier au fur et à mesure que vous progressez dans l’aventure.

Ainsi, en plus de vous occuper de vos plantations, vous pouvez élever des animaux de ferme tels que des vaches toutes mignonnes, des poules toutes mignonnes (tous les animaux sont mignons), mais également apprivoiser des animaux rencontrés dans la nature à force de les caresser tous les jours. La pêche est également de la partie mais, également, l’exploration de mines, regorgeant de métaux précieux nécessaires au développement de toute votre structure. Enfin, la cuisine joue un rôle primordial pour vous permettre de survivre dans des milieux aux températures extrêmes.

C’est en progressant encore un peu plus et en débloquant la possibilité de se téléporter que l’organisation de vos journées deviendra bien plus fournie. Le voyage entre les régions est d’autant plus agréable que les temps de chargement sont très rapides, et heureusement. Votre boite aux lettres va crouler sous les requêtes des villageois des différentes régions visitées, autant de quêtes optionnelles que vous vous attacherez (ou pas) à accomplir pour les récompenses, mais aussi pour renforcer vos relations avec les différentes personnes. Car dans la vie, il n’y a pas que le travail, et l’amour peut se trouver dans tous les recoins du monde.

La face sombre de la lune

Malgré les qualités de Harvest Moon : Un Monde à Cultiver, il est impossible de passer à côté quelques points noirs. En première ligne, sa technique ne fait pas du tout honneur à la Nintendo Switch. Des décors aux textures pauvres, des personnages aux animations vraiment limitées, on n’a pas l’impression d’être dans la dernière génération de console. Le jeu accuse d’ailleurs par moment des baisses de framerate ou tout bonnement des freezes de quelques secondes au lancement d’une conversation ou à l’ouverture du menu. L’aspect très enfantin du titre, qui se retrouve dans la facilité du titre ou encore dans les dialogues ne plaira également pas à tous.

Le jeu se déroulant en temps réel, des événements surviendront en fonction de la date du jour. Hélas, ce ne sera jamais assez passionnant pour réellement briser la routine globale, malgré les activités réalisables.


À l’occasion de son arrivée sur Nintendo Switch, Harvest Moon : Un Monde à Cultiver propose une nouvelle formule. Plutôt que de gérer une ferme statique, vous allez visiter tout un monde. Cet aspect nomade conserve malgré tout l’importance de la gestion des plantations. Il apporte un vrai plus pour tenter de casser la routine qui s’installe forcément dans ce genre de jeu. L’offre sur le papier a tout pour plaire mais hélas dans les faits, le titre souffre de plusieurs freins. En premier lieu, la technique est clairement en deçà de ce qu’on pourrait attendre. Également, la simplicité de l’ensemble oriente visiblement le titre vers les plus jeunes. Malgré tout, Harvest Moon : Un Monde à Cultiver demeure un titre agréable à parcourir. Son contenu est conséquent, sans prise de tête si vous voulez vous détendre et profiter d’un monde zen sans virus.

Ce test de Harvest Moon : Un Monde à Cultiver sur Nintendo Switch a été réalisé à partir d’une version offerte par l’éditeur.


EN BREF

Les +

  • La maison portative
  • La gestion de la ferme très addictive
  • Les différents biomes
  • Une progression très satisfaisante
  • Les vaches toutes mignonnettes

Les –

  • Une technique vraiment limitée
  • Une carte peu lisible
  • Des problèmes d’affichage
  • Les journées passent très vite
  • Les freezes

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