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Test : Minoria sur Nintendo Switch

Caractéristiques du jeu

  • Sous-Titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Coréen, Portugais, Russe, Chinois
  • Date de sortie : 10/09/2020
  • Joueur(s) : 1
  • Taille : 378 Mo
  • Classe d’âge : 16

Suite spirituelle de la série Momodora (dont le dernier Momodora : Reverie Under the Moonlight est disponible sur l’eShop), Minoria se distingue en quittant l’habillage pixel pour préférer un rendu plus HD. Le jeu nous met aux contrôles de la soeur Semilla envoyée par l’Église pour mettre fin à un rituel réalisé par des sorcières et ainsi purifier le monde de cette hérésie. 

La soeur Fran vous accompagnera tout au long de l'aventure
La soeur Fran vous accompagnera tout au long de l’aventure

Au début de l’aventure, vous vous sentirez quelque peu démuni. Une attaque à l’épée, une esquive, un saut et un soin limité dans la quantité, voilà les seules actions possibles. Outre cette limite, votre personnage se déplace lentement et il faudra composer avec car rien n’est prévu pour accélérer la cadence de marche.

Ainsi, vous vous retrouverez rapidement à enchainer roulade sur roulade car ce moyen de locomotion demeure plus vif que de marcher normalement avec ses deux jambes. Heureusement, votre panoplie d’actions va progressivement s’étendre comme dans tout bon Metroidvania et vous pourrez personnaliser votre manière de jouer. 

Pour commencer, les armes trouvées, bien que le design varie, n’auront que leur coup chargé et la cadence d’attaque qui changera. Il ne sera donc pas étonnant d’utiliser la même arme du début à la fin car les statistiques sont identiques.

Ensuite, bien plus marquants, les encens vont multiplier vos possibilités. Vous pouvez équiper jusqu’à trois encens actifs et deux encens passifs. Les encens actifs sont des sorts, que ce soit faire tomber la foudre, envoyer des projectiles ou encore créer une explosion mortelle devant soi. Malheureusement, leur utilisation est limitée et ne dépasse pas souvent les cinq utilisations avant d’avoir besoin d’être rechargée à un point de sauvegarde. Les encens passifs, quant à eux, offrent des bonus comme des améliorations du pourcentage de soin ou encore la possibilité de ne pas être ébranlé par les attaques. Au bout du compte, on regrette ce choix qui limite l’utilisation des encens qu’on essaiera de garder pour les moments les plus importants. 

Lors de vos pérégrinations, vous ferez la rencontre de nombreux ennemis, des mini-boss et régulièrement, de vrais boss. L’équilibre de l’ensemble est bien géré et on n’a pas l’impression de faire trop d’exploration ou trop de combat de boss. Par contre, progressez avec prudence. En effet, à la moindre mort, vous êtes de retour au précédent checkpoint et vous perdez toute la progression engrangée jusque là. Cela vaut également pour le boss que vous venez d’occire après 10 tentatives, suivie d’une mort ridicule contre un petit monstre. Et si nous mettons en avant ce point c’est que peu importe les niveaux que vous gagnez, votre personnage sera toujours très fragile si bien que ça en devient frustrant. Le jeu privilégie ainsi les esquives durant lesquelles vous êtes invincibles ou encore les parades qui, employées au bon moment, génèrent une riposte sur une grosse zone. Au bout du compte, plutôt que de bourriner, on se retrouve parfois à attendre de se faire taper pour riposter, puis attendre à nouveau pour encore riposter.

Côté graphique, Minoria est beau et son design assez singulier contribue au charme. On regrette par contre le peu de diversité des décors qui se résument à beaucoup d’intérieur. Les couleurs restent assez tristes mais apportent une certaine ambiance mystérieuse au récit. Musicalement, les musiques ne font pas légion mais demeurent agréables sans jamais devenir entêtantes.

Terminons sur le end-game, parce que oui, une fois l’aventure terminée, il reste encore des choses à faire ! Déjà, le jeu dispose de deux fins très rapidement réalisables. Ensuite, vous pouvez continuer l’exploration pour trouver tous les secrets car le jeu regorge de passages cachés, d’archives (des collectibles apportant un peu de lore au jeu) et de pièces pour acheter de nouveaux encens. Enfin, vous pouvez également faire une new game plus durant laquelle les ennemis seront plus puissants. Toutes ces petites choses sont les bienvenues car le titre se termine très vite. Cinq heures en ligne droite, tout en mourant de nombreuses fois contre les boss, ce n’est pas un signe de longévité.

Galerie d'images

Minoria est un Metroidvania qui ne réinvente pas la roue mais qui exploite correctement les codes du genre. La soeur Semilla gagne progressivement en puissance, apprend des mouvements qui permettent d’atteindre de nouveaux lieux. Hélas, la progression est saccadée par l’utilisation abusive des portes bloquées par des clés. Également, votre personnage est très fragile malgré le niveau élevé qu’on peut atteindre sans difficulté, et ce sans non plus devenir un monstre de puissance. Heureusement que la panoplie d’action est variée et que plus on avance dans le jeu, plus les déplacements deviennent fluides. Les boss, quant à eux, représentent un bon défi. Arrivé au terme de l’aventure, on en demande encore.

Ce test de Minoria sur Nintendo Switch a été réalisé à partir d’une version offerte par l’éditeur.

EN BREF

Avantages

  • Une jolie direction artistique
  • Le contexte médiéval fantastique
  • Des boss qui donnent de bonnes claques
  • La panoplie de mouvements et la diversité des encens

Défauts

  • Peu d’armes à disposition
  • Le bestiaire tristement pauvre
  • La téléportation se débloque quand on a fini le jeu
  • Trop court, on en veut plus !
  •  Peu de variété pour les décors
Notre note :
3/5