Jeux VidéosTests

Test : Time on Frog Island sur Switch

Caractéristiques du jeu

  • Sous-Titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Coréen, Néerlandais, Portugais, Russe, Chinois
  • Date de sortie : 12/07/2022
  • Joueur(s) : 1
  • Classe d’âge : à partir de 3 ans

Ce test de Time on Frog Island sur Nintendo Switch a été réalisé sur une partie de 7 heures.


Un petit marin taciturne, un naufrage, une île, des grenouilles anthropomorphes et toute un tas de trucs à explorer et expérimenter, c’est la promesse de Time on Frog Island, un jeu développé par Half Past Yellow, petit studio de Copenhague dévoilé dans le dernier Nintendo Direct Mini. Dans ce trailer charmant, on y voyait un petit bonhomme courir, sauter, planer, échanger des trucs et pécher des machins dans un monde coloré à la musique douce. Inutile de vous dire qu’en bon amateur des jeux sandbox chill, j’avais repéré de loin ce titre et je dois dire que j’étais loin d’être déçu.


Quand j’ai lancé pour la première fois Time on Frog Island, j’ai immédiatement pensé me retrouver devant un jumeau de A Short Hike avec une direction artistique (DA) différente. Ayant plus qu’adoré le jeu d’Adam Robinson-Yu, cela ne me posait aucun problème de replonger dans ce genre d’ambiance du chill et de l’exploration. Cependant, si on retrouve une structure de gameplay similaire dans l’exploration d’un lieu au format jardin japonais et dans la rencontre de personnages ayant chacun une quête à résoudre, on est assez loin de son ambiance “vacances reposantes”. Ici le jeu semble plus hostile, moins tourné vers le calme complet et bien plus sur votre faculté à comprendre le monde qui vous entoure. Rassurez-vous, ce n’est pas Elden Ring et il n’y a pas d’ennemis, de mort ou autre, mais le jeu m’a surpris par la difficulté qu’il crée en mettant le joueur complètement au pied du mur. Surprise bienvenue s’il en est, le jeu pousse alors chaque joueur dans une approche différente selon sa sensibilité. J’ai lu par exemple un test où le rédacteur n’avait pas du tout aimé être mis face à tant d’inconnu et avait juste souffert en finissant le jeu en 2h30. Personnellement j’en suis à 7h de jeu et ne l’ai toujours pas fini.

Vous incarnez un capitaine solitaire qui à la suite d’une tempête s’échoue sur le rivage d’une île étrange. Votre voile est déchirée, la barre de votre bateau s’est fait la malle et il ne reste de votre embarcation qu’une coque abîmée où survit miraculeusement votre paquetage, deux coussins et une plante que vous aimez très fort. Voilà, c’est tout ce qu’on vous donne pour le moment comme information, et pour le reste, il va falloir partir à l’aventure, la vraie. En explorant les environs de cette île, vous vous trouverez rapidement nez à nez avec une grenouille qui vous dépasse de deux bonnes têtes. Et là vous allez découvrir l’autre aspect du jeu poussant à l’investissement du joueur : la communication.

Aucun mot ne sera prononcé. À la place, un enchaînement de quelques petites bulles avec des dessins vous serviront d’indication. Un dessin de PNJ, un dessin d’objet, un dessin indiquant une horloge, etc. suivi d’un “?” ou “!” qui changeront totalement le sens; tout ce langage pictural est aussi simple d’accès au bout d’un certain temps que déroutant la première fois que je l’ai vu. Bien entendu, plus vous explorez l’île et découvrez des choses, plus vous serez à l’aise pour régler les demandes des habitants. Parfois le jeu vous fera arriver devant un objet et c’est à force d’expérimentations que vous en comprendrez son but. Cette utilisation d’environmental design est rudement efficace et participe aussi bien au sentiment de désorientation qu’au sentiment d’accomplissement quand on réussit à faire avancer une quête du jeu ou débloquer de nouvelles choses. Cependant comme tous les jeux de ce style, l’aspect “knowledgevania” (où ce n’est pas les capacités du personnage qui évoluent mais la connaissance du joueur) empêche sa rejouabilité. Cependant le côté sandbox du titre, son aspect très plaisant dans la prise en main et toute la direction artistique en font un petit bijou de charme dont il serait dommage de se passer.

Visuellement le jeu adopte un style très cartoon. Le gamefeel est incroyablement agréable; dans les sauts, dans les déplacements, dans le fait de porter des objets, de les lancer, on observe un soin tout particulier apporté au sound design et à l’animation de ce petit monde. Tout est confortable et doux, et accompagne ainsi le joueur dans son apprentissage de ce monde d’une manière plutôt bienveillante sans non plus le prendre par la main. Côté musique, le thème se retrouve décliné selon l’heure, le biome dans lequel vous êtes, et est suivi d’autres mélodies toutes plus agréables les unes que les autres. On pourra regretter un manque de finitions dans certaines collisions ou quelques ralentissements dont la correction est déjà prévue par les développeurs


Time on Frog Island est un de ces petits sandbox qui passent très très bien dans la Nintendo Switch. Le côté hybride de la console allié à l’assemblage de petites quêtes d’échange ou simplement de sessions découverte et plaisir gratuit est un très bon mariage en ce début d’été. Intriguant, drôle, fourni dans tous les sens du terme, on pouvait se demander si après A Short Hike ou Link’s Awakening, la Switch pouvait faire d’autres titres alliant quêtes d’échange et découverte, et effectivement, elle en fit bien.

Ce test de Time on Frog Island sur Nintendo Switch a été réalisé à partir d’une version offerte par l’éditeur.


EN BREF

Les +

  • Un univers très chouette à découvrir
  • Un jeu sans pression
  • Mais non sans difficulté
  • Les contrôles et le sound design sont d’un niveau de finition très appréciable pour un jeu indépendant

Les –

  • Quelques petits bugs et ralentissements ça et là
  • Marqué pour 3 ans mais peut s’avérer frustrant peut-être
  • La rejouabilité s’efface mais c’est inhérent à ce style de jeu

Galerie d’images

Summary
Review Date
Reviewed Item
Time on Frog Island
Author Rating
41star1star1star1stargray
Software Name
Time on Frog Island
Software Name
Nintendo Switch
Software Category
Video Games