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Test : Warhammer 40,000 – Mechanicus sur Nintendo Switch

Caractéristiques du jeu

  • Catégorie(s) : Stratégie, Tour par tour
  •  Editeur(s) : Kalypso Media Digital Ltd / Kasedo Games
  • Développeurs(s) : Bulwark Studios
  •  Voix : Anglais
  • Sous-Titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Russe, Chinois
  • Date de sortie : 17 juillet 2020
  • Joueur(s) : 1
  • Taille : 4507,00 MB
  • Classe d’âge : 12+

Dans un futur très lointain, la technologie a pris la place de toutes les religions. C’est dans ce contexte que vous prenez la tête du Mechanicum, le groupuscule le plus puissant de l’Imperium. Votre mission est simple, vous rendre sur la planète Silva Tenebris afin d’y retrouver une puissance  oubliée. Mais votre groupe va tomber sur un ancien tombeau Nécron en train de se réveiller… Il faudra donc tenter d’éradiquer le groupuscule d’infidèles à l’Omnimessie…

Avant de commencer ce test à proprement parler, il nous semble important de préciser plusieurs points:

Premièrement, Warhammer 40,000 – Mechanicus est basé sur un scénario d’anticipation (écrit par Ben Counter, qui n’est autre que le scénariste des romans de la saga) donc comme tout récit de ce style, il peut être interprété différemment suivant la sensibilité et le vécu de chacun. C’est pourquoi les propos que vous lirez dans ce test n’engagent que nous et ne sont peut-être pas l’exact reflet des pensées de l’auteur.

Ce qui nous amène au second point. Etant des néophytes de l’univers Warhammer, qui semble aussi complexe et étendu que ceux de Star Wars ou Star Trek, par exemple ; nous nous excusons donc par avance auprès des fans de la licence des éventuelles bourdes qui pourraient s’être glissées dans ce test. 

Ceci étant dit, commençons à entrer dans le vif du sujet en parlant du scénario de Warhammer 40,000 – Mechanicus.

Comme dit plus haut, ce jeu nous propose un scénario d’anticipation nous plongeant dans un univers où la technologie a remplacé les religions. C’est donc au cœur d’une sorte de guerre sainte que  Ben Counter nous plonge ici. C’est en cela que Warhammer 40K – Mechanicus est très intéressant. En effet, nous nous retrouvons à la tête d’un groupe de fanatiques et donc très vite le doute s’installe. Sommes-nous du bon côté de la barrière entre le bien et le mal ?  Y a-t-il même une quelconque notion de bien et de mal dans l’univers dans lequel nous évoluons ? Autant de questions dont nous ne trouverons pas forcément les réponses dans le jeu, mais qui contribuent tout de même à le rendre très complexe. L’auteur a-t-il cherché à faire un parallèle avec des événements de l’époque des croisades, par exemple ? Quoi qu’il en soit, ce soft nous propose une histoire riche et pleine de rebondissements.

Des rebondissements qui vont évoluer différemment d’un joueur à l’autre puisque Warhammer 40K – Mechanicus propose constamment de faire des choix. En arrivant dans une salle où se trouve un monument ennemi, par exemple, nous pouvons choisir entre tenter de s’accaparer leurs technologies, les détruire ou tout simplement ne pas s’en occuper. Chacune de ces options va alors directement influencer le déroulement de notre partie. Nous pouvons donc devenir de vrais barbares sanguinaires, atteindre un niveau de connaissance bien supérieur à celle des infidèles ou alors équilibrer nos actions pour devenir un mix des deux.

Cependant, c’est dans son gameplay pur que Warhammer 40K – Mechanicus pêche un peu. Le jeu se décompose (comme beaucoup de tour par tour) en trois parties. La fameuse phase d’exploration, la non moins fameuse phase de combat et pour finir la customisation de nos troupes. L’exploration se déroule sur une map composée de rectangles représentant les salles à explorer. Le tout fait dans un style VR comme dans Metal Gear Solid. Autant vous dire que visuellement le résultat n’est pas très sexy et donc pas forcément tentant. Lorsque nous nous engageons dans une salle un dessin représentant celle-ci ainsi qu’un texte succinct expliquant la situation apparaît sur la gauche de l’écran. Dans un même temps, des rectangles exprimant les choix qui nous sont proposés occupent le côté droit. Pour le coup, ceci donne un petit côté RPG narratif old school qui n’est pas forcément désagréable. 

Les phases de combat sont quant à elles plutôt agréables à regarder. Les décors y sont variés et bourrés de détails. Les personnages sont joliment modélisés même si, comme souvent sur Switch, celle-ci montre vite ses limites. À noter que même en mode nomade l’action reste toujours très lisible. Là où cette partie du jeu est beaucoup moins sympa pour des habitués du style tactique c’est que nous ne pouvons pas vraiment exploiter notre environnement à notre avantage. Ne comptez pas, par exemple, vous mettre en hauteur pour dégommer vos ennemis de loin ou vous cacher derrière des colonnes pour vous protéger. Cela limite grandement l’aspect tactique des combats qui tournent vite à la démonstration de force pure… ou pas. 

C’est justement dans cette démonstration de force (de l’ennemi) que le soft nous a passablement fatigués. En effet, notre équipe est composée au départ de deux Techno-prêtres et de leurs sous-fifres. Pour résumer, de deux personnages à préserver à tout prix et de chair à canon tout juste bonne à essuyer les tirs ennemis (c’est quasiment expliqué comme cela dans le texte). Seulement, là où le bât blesse, c’est que vos minions vont être terrassés en un seul tir alors que vos ennemis pourront en encaisser plusieurs sans tomber. De plus, une fois à terre, il faut leur donner le coup de grâce sous peine de les voir se relever. Autant vous dire qu’il faut être à fond dans le game pour ne pas s’arracher les cheveux. De plus, toute mission échouée est perdue et vous allez donc, dans un premier temps, rater toutes les missions faciles et vous retrouver avec que des normales ou difficiles pour seuls choix. Nous vous conseillons donc de faire une partie pour vous familiariser avec le jeu, puis d’en recommencer une plus sérieusement à posteriori. 

Enfin, la phase de customisation vous amènera à améliorer vos Techno-prêtres afin de développer leurs compétences de leader, d’explorateur, de technicien, etc. Pour cela, vous devrez dépenser de la matière noire que vous récolterez lors de vos missions. À savoir que toute matière récoltée vous sera donnée en fin de mission, et cela même en cas d’échec. De plus, vous pourrez débloquer tout au long de votre périple des cantiques qui vous donneront un certain avantage au combat. Redonner de l’énergie à vos troupes, ralentir l’ennemi… Attention cependant, car un cantique ne peut-être utiliser qu’une fois par mission et vous ne pourrez en choisir que trois au départ. 

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Warhammer 40K – Mechanicus possède un univers riche, original et beaucoup plus intelligent que beaucoup de ses confrères du même style. Ainsi, même en étant un néophyte de son univers, il sait captiver le joueur même si certains éléments scénaristiques mériteraient d’être un peu mieux expliqués. De plus, vous trouverez dans cette version Switch le DLC Heretek directement installé (qui ajoute un arc scénaristique, des armes, troupes et la discipline Xenarite), la possibilité d’écouter séparément les musiques du jeu (composées par Guillaume David) ainsi qu’un artbook numérique (en anglais uniquement) reprenant en détail l’univers du jeu. 

Ce test Switch de Warhammer 40K – Mechanicus a été réalisé à partir d’une version offerte par l’éditeur.

En bref

Avantages

  • Un univers riche et des personnages charismatiques
  • Plus de cinquante missions allant du sauvetage au sabotage d’installations en passant par la punition d’infidèles
  • Un scénario évolutif
  • Une bande son efficace

Défauts

  • Une phase d’exploration ratée
  • Des combats très mal équilibrés
  • La désagréable impression de perdre les subtilités du scénario pour des néophytes
Notre Note :
4/5