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Test: Yurukill – The Calumniation Games sur Switch

Caractéristiques du jeu

  • Sous-Titres : Allemand, Anglais, Français, Japonais, Coréen, Chinois
  • Date de sortie : 08/07/2022
  • Joueur(s) : 1
  • Classe d’âge : 12+

Ce test de Yurukill – The Calumniation Games sur Nintendo Switch a été réalisé sur une partie complète de 14 heures.


Sengoku, ainsi que plusieurs autres détenus, viennent d’être transférés de leur prison vers un parc d’attractions plutôt étrange. Dès leur arrivée, Bingo, une jeune femme portant un masque de renard, leur explique qu’ils vont participer à une série d’épreuves. En cas de victoire, ils seront libérés, mais tout échec leur sera fatal. Pour couronner le tout, chaque prisonnier doit faire équipe avec un exécuteur capable de les tuer d’une simple pression sur un bouton. Quel lien uni prisonniers et exécuteurs, qui se cache derrière le personnage de Bingo et surtout pourquoi chaque attraction du Yurukill Land est une reconstitution des meurtres dont sont accusés Sengoku et ses compagnons d’infortune ? Vous le saurez en plongeant dans le fascinant Yurukill – The Calumniation Games.


Décidément, depuis peu, les développeurs semblent vouloir offrir de nouvelles expériences de jeu à leur public. C’est en tout cas ce que nous propose aujourd’hui NIS America avec Yurukill – The calumniation Games.
Dans ce soft, d’un nouveau genre, chaque chapitre (au nombre de 7 plus un épilogue) est divisé en trois parties bien distinctes. Un novel game, où l’intrigue se développe progressivement, un casse-tête/ point’n click et un passage en mode Shoot em up, époque 70/ 80 (mais en 3D).

Prenons donc les choses dans l’ordre et parlons un peu du mode Novel game. Si d’un point de vue gameplay, ce mode n’a rien de transcendant, il se rattrape par une intrigue particulièrement prenante , que l’on doit au mangaka Homura Kawamoto (Kakegurui, Gambling School…). Dès les premières secondes, beaucoup d’éléments de Yurukill Land intriguent. À commencer par sa maîtresse de cérémonie dont l’exaltation outrancière tranche avec le côté solennel du parc. De plus, très vite, nous pouvons nous apercevoir que rien n’est dû au hasard du choix des épreuves aux exécuteurs attribués à chaque prisonnier.

Si le scénario fait largement le job, un Novel game reste un Novel game et pour nous qui n’en sommes pas particulièrement fans, certains passages nous ont paru interminables. Même si l’ajout de voix (en japonais) apporte un côté vraiment dynamique aux dialogues, nous avons eu souvent une impression de “remplissage”. Entre redite et passages complètement inutiles au développement de l’intrigue, il est parfois plus que tentant de passer le texte pour arriver à l’action. D’autant plus que les rares fois où le joueur a à faire un choix, la question est reposée jusqu’à ce qu’il tombe sur la réponse attendue par le jeu. Autant vous dire que nous sommes loin du stress de Qui veut gagner des millions. Heureusement, deux personnages décalés viennent apporter une bonne dose d’humour qui permet de faire oublier ce petit souci de gameplay.

Ceci nous amène à la partie casse-tête/ Point’N click de Yurukill. Là aussi rien de bien nouveau dans la forme. Dans chaque chapitre vous arriverez dans une pièce centrale où vous attendra un petit robot. Celui-ci vous donnera alors une mission que vous devrez faire en fouillant deux pièces situées de chaque côté de celle où vous débarquez. Histoire de corser un peu la chose, vous aurez droit, bien entendu à de petites énigmes, plus ou moins ardues suivant les niveaux. Cela va de la résolution d’énigmes mathématique à la reconstitution d’une image sur un jeu de taquin. Si la plupart du temps ce passage reste du pur plaisir, ces satanés casse-têtes risquent parfois de vous rendre chèvre.

Le plaisir que nous avons ressenti à chaque chapitre allant crescendo, voici la partie la plus excitante de Yurukill, le Shoot em up ! Une fois l’attraction terminée, prisonnier et exécuteur se trouvent attachés dans un fauteuil. Équipés de casques de réalité virtuelle (un peu spéciaux puisque toute mort dans le jeu équivaut à un réel décès pour les prisonniers) nos deux compères vont se lancer dans une partie dont les enjeux sont différents pour chacun d’entre eux. Le prisonnier devra convaincre son adversaire qu’il est innocent tandis que celui-ci devra essayer de garder la tête froide afin de rendre son jugement. On sait, dit comme ça, ça à l’air un peu confus, mais nous allons essayer de vous faire comprendre le principe.

Les phases de Shoot em up, sont découpées en plusieurs parties. Dans la première, le prisonnier est lâché dans un tunnel dans lequel il devra répondre à une série de cinq questions portants sur le meurtre dont il est accusé. Pour cela, il vous suffira de vous placer, dans le temps imparti, dans le couloir correspondant à la bonne réponse. Si vous avez été attentif durant la partie casse-tête, cela ne devrait pas vous poser de problème. Chaque victoire vous octroiera des vies supplémentaires qui vous seront bien utiles dans les deux autres parties du Shoot em up.

Vient ensuite le gros morceau de ses phases avec des combats en scrolling vertical du plus bel effet. Autant vous dire que plus vous avancerez dans le jeu et plus ces parties vont vous mettre les nerfs à vif. Ici, vous allez être attaqué de toutes parts ! Et que dire des boss ? Les exécuteurs vont prendre place dans des mechas dignes des meilleures séries japonaises. Des titans de métal aussi grandioses que dangereux pour vous. Heureusement, lorsque vous détruirez des ennemis, ils laisseront derrière eux de petits fragments faisant monter une jauge qui, une fois pleine, vous permettra de lancer une attaque surpuissante. Cependant, attention, si vous vous faite toucher avant qu’elle ne soit complètement remplie, celle-ci retombera à zéro. Heureusement, certains endroits cachent une icône de Bingo (3 par chapitre) qui vous donnera une vie supplémentaire si vous lancez une super attaque dessus. Bien entendu, chaque prisonnier possède un vaisseau au design et aux capacités différentes.

C’est là que commence le véritable enjeu pour le prisonnier. Chaque mecha possède des barrières psychique empêchant le prisonnier d’atteindre le subconscient de son exécuteur. Vous l’aurez donc compris, tant que ces entraves sont là, la partie adverse refuse d’écouter les arguments de votre personnage. Il vous faudra donc éviter une multitude de tirs tout en vous focalisant sur ces points précis du robot. Et croyez-nous, cela est loin d’être une partie de plaisir, d’autant que le boss de fin semble vraiment increvable, pire que Freddy et Jason réunis !

À chaque fois que vous réussirez à détruire les barrières du mecha, votre vaisseau sera plongé dans le subconscient de son pilote. Là, vous devrez trouver le bonne argument, dans une liste, afin de faire voler en éclats les préjugés de votre exécuteur. Une fois, tous les préjugés levés, vous serez plongé dans un nouveau tunnel où vous devrez récapituler tous les éléments vous disculpants afin que votre exécuteur puisse enfin vous pardonner.

Nous terminerons ce test en évoquant les graphismes et la bande-son de Yurukill. Que se soit en 2D ou en 3D, le soft bénéficie d’un aspect esthétique très réussi. Du character design aux effets visuels lors des combats VR, c’est un véritable régal pour les yeux. De plus, le casting voix est vraiment pertinent et les musiques nous accompagnent tout au long du jeu tout en restant discrètes.


Pour faire court, Yurukill – The Calumniation Games est une véritable réussite. Un jeu alliant scénario prenant, action et réflexion tout en nous proposant une esthétique visuelle et sonore de qualité. Alors, bien sûr, Yurukill n’est pas parfait. Certains dialogues sont trop, voire beaucoup trop longs. Cependant, nous vous conseillons vivement de découvrir ce soft unique en son genre. Attention, la scène post-générique est absolument à voir !

Ce test de Yurukill – The Calumniation Games sur Nintendo Switch a été réalisé à partir d’une version offerte par l’éditeur.


EN BREF

Les +

  • Un mélange réussi de genres
  • Un scénario immersif et une intrigue bien menée
  • Une difficulté bien dosée
  • Des personnages charismatiques

Les –

  • Trop de dialogues inutiles
  • Quelques ralentissements
  • Des twists parfois un peu tirés par les cheveux

Galerie d’images

Summary
Review Date
Reviewed Item
Yurukill
Author Rating
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Software Name
Yurukill - The calumniation Games
Software Name
Nintendo Switch
Software Category
Video Games